Alors la suite me réclame-t’on ;-)  Aujourd’hui encore un très beau programme très chargé en kilomètres !

Nous démarrons notre journée au centre de San Francisco dans Union Square avec une visite de la French American Chamber of Commerce ou nous reçoit l’énergique Carole Granade. La principale vocation de la FACC de San Francisco est de répondre aux besoins des entreprises et entrepreneurs français installé dans la Valley ou qui projettent d’y venir en offrant une variété de services : networking, domiciliation, accompagnement à l’implantation… Mais attention si la région de San Francisco ne manque pas d’attraits (impossible d’en partir nous confie Carole qui y vit depuis 15 ans) s’y implanter n’est pas aussi facile qu’il n’y parait. Outre la barrière importante de la Carte Verte (on peut toujours tenter sa chance à la loterie, où nous français avons 1 chance sur 10) il faut intégrer l’importance des différences culturelles avec la France et surtout disposer de sérieuses réserves de cash (minimum 200.000 $) pour tenir sans revenus le temps de lancer son activité. Bref accrochez vous les petits frenchies ;-p

Ensuite nous filons ventre à terre direction Palo Alto pour visiter une toute jeune start-up qui lance un service de partage de contenus en mode privatif avec une expérience utilisateur très fun : rrripple.com.

La promesse : « Share exactly what you want with exactly who you want ». Nous avons avec les 2 fondateurs Heather et Andres une séance de brainstorming passionante sur leur service et la construction de leur business model. De l’open innovation en temps réel comme dirait l’autre ;-) Je sors de cette rencontre enchantée par la fraicheur de nos 2 amis.

Cette fois après avoir avalé un délicieux burger à la Cheesecake Factory, en route vers Alameda pour rencontrer Bambi Francisco (si si c’est son vrai nom) la fondatrice de Vator.tv. Grande promotrice du working at home (elle nous fait l’article pour MySQL la virtual company devenue poule aux oeufs d’or) elle nous reçoit dans sa chiquissime et immaculée demeure avec vue imprenable sur la Bay. On se croirait dans un épisode de Desesperate Housewife ! Et c’est parti pour une séance de pitch à la sauce name dropping de cette célébrité montante de la Valley. Pas trop mon truc la suburbian new tech un peu trop parfaite arborant négligemment son tee-shirt de Berkeley… ceci dit son site mérite un coup d’oeil ;-)

Pas le temps de respirer, en retard en retard souffle Phil, et hop en voiture pour Mountain View (on devient des vrais commuters comme on dit ici) où nous attend la prestigieuse Mozilla Fundation.

Et là mes amis niché au creux d’un building plus que banal, se cachent des locaux à tomber, le rêve du geek !

Et ce n’est pas fini nous avons droit à une présentation passionnante animée par Pascal Finette, qui a la jolie fonction de « Catalyst » (moi j’adore le concept et je sens que je vais changer mes cartes de visites ;-)

Il nous présente les activités et la vision de Mozilla Labs. La vocation de Mozilla est de promouvoir l’ouverture (openess) dans un contexte ou l’on est tenté de construire des murs et des internets fermés. Cette volonté d’ouverture se manifeste notamment autour de 3 axes :

  • open video vs flash propriétaire
  • open code qui favorise la création d’un écosystème propice à l’innovation
  • open innovation qui démocratise le process d’innovation :  »users are increasingly able to innovate for themselves »
Sur le front des innovations, Pascal nous présente deux projets qui ont pour ambitionn de façonner le browser de demain :
Jetpack : qui est une API qui permet la création d’add-ons très simplement pour Firefox. L’objectif est de favoriser l’émergence d’une nouvelle expérience de browsing plus riche. Pascal insiste sur l’intérêt des add-ons qui comptent plus de 100 millions d’utilisateurs et permettent d’envisager par exemple des innovations marketing comme pour Zinga qui les utilise pour maintenir l’engagement et la relation avec les joueurs en dehors de Facebook avec un principe de layer.
Weave (attention pas wave hein)
Avec ce projet, l’objectif est de transformer le Browser en « user agent » et de lui confier un rôle encore plus central dans l’expérience web de l’utilisateur au travers de :
  • la synchronisation des données entres PC, serveur et mobile
  • la fonction d’authentification, sorte de single sign on universel (le Browser peut m’authentifier avec Weave connect et même me créer un compte pour me permettre d’accéder à un service auquel je ne suis pas encore abonné)
  • l’agrégation de mon « social graph »
  • la recherche contextuelle basée sur mon historique de navigation (dont l’avantage dans ce cas de figure est qu’il reste privé, merci Mozilla)

Bref le navigateur à la papa qui n’a quasiment pas évolué depuis les temps héroïques du web est bientôt révolu !