Sophie Bruand dans tous ses états
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Article par sophie
Mes tribulations dans la Silicon Valley – Day#2
17/03/10
Alors la suite me réclame-t’on
Aujourd’hui encore un très beau programme très chargé en kilomètres !
Nous démarrons notre journée au centre de San Francisco dans Union Square avec une visite de la French American Chamber of Commerce ou nous reçoit l’énergique Carole Granade. La principale vocation de la FACC de San Francisco est de répondre aux besoins des entreprises et entrepreneurs français installé dans la Valley ou qui projettent d’y venir en offrant une variété de services : networking, domiciliation, accompagnement à l’implantation… Mais attention si la région de San Francisco ne manque pas d’attraits (impossible d’en partir nous confie Carole qui y vit depuis 15 ans) s’y implanter n’est pas aussi facile qu’il n’y parait. Outre la barrière importante de la Carte Verte (on peut toujours tenter sa chance à la loterie, où nous français avons 1 chance sur 10) il faut intégrer l’importance des différences culturelles avec la France et surtout disposer de sérieuses réserves de cash (minimum 200.000 $) pour tenir sans revenus le temps de lancer son activité. Bref accrochez vous les petits frenchies ;-p
Ensuite nous filons ventre à terre direction Palo Alto pour visiter une toute jeune start-up qui lance un service de partage de contenus en mode privatif avec une expérience utilisateur très fun : rrripple.com.
La promesse : « Share exactly what you want with exactly who you want ». Nous avons avec les 2 fondateurs Heather et Andres une séance de brainstorming passionante sur leur service et la construction de leur business model. De l’open innovation en temps réel comme dirait l’autre
Je sors de cette rencontre enchantée par la fraicheur de nos 2 amis.
Cette fois après avoir avalé un délicieux burger à la Cheesecake Factory, en route vers Alameda pour rencontrer Bambi Francisco (si si c’est son vrai nom) la fondatrice de Vator.tv. Grande promotrice du working at home (elle nous fait l’article pour MySQL la virtual company devenue poule aux oeufs d’or) elle nous reçoit dans sa chiquissime et immaculée demeure avec vue imprenable sur la Bay. On se croirait dans un épisode de Desesperate Housewife ! Et c’est parti pour une séance de pitch à la sauce name dropping de cette célébrité montante de la Valley. Pas trop mon truc la suburbian new tech un peu trop parfaite arborant négligemment son tee-shirt de Berkeley… ceci dit son site mérite un coup d’oeil
Pas le temps de respirer, en retard en retard souffle Phil, et hop en voiture pour Mountain View (on devient des vrais commuters comme on dit ici) où nous attend la prestigieuse Mozilla Fundation.
Et là mes amis niché au creux d’un building plus que banal, se cachent des locaux à tomber, le rêve du geek !
Et ce n’est pas fini nous avons droit à une présentation passionnante animée par Pascal Finette, qui a la jolie fonction de « Catalyst » (moi j’adore le concept et je sens que je vais changer mes cartes de visites
Il nous présente les activités et la vision de Mozilla Labs. La vocation de Mozilla est de promouvoir l’ouverture (openess) dans un contexte ou l’on est tenté de construire des murs et des internets fermés. Cette volonté d’ouverture se manifeste notamment autour de 3 axes :
- open video vs flash propriétaire
- open code qui favorise la création d’un écosystème propice à l’innovation
- open innovation qui démocratise le process d’innovation : »users are increasingly able to innovate for themselves »
- la synchronisation des données entres PC, serveur et mobile
- la fonction d’authentification, sorte de single sign on universel (le Browser peut m’authentifier avec Weave connect et même me créer un compte pour me permettre d’accéder à un service auquel je ne suis pas encore abonné)
- l’agrégation de mon « social graph »
- la recherche contextuelle basée sur mon historique de navigation (dont l’avantage dans ce cas de figure est qu’il reste privé, merci Mozilla)
Bref le navigateur à la papa qui n’a quasiment pas évolué depuis les temps héroïques du web est bientôt révolu !
Mes tribulations dans la Silicon Valley – Day#1
16/03/10
J’ai l’immense bonheur de participer au Geektrip 6ème du nom concocté par l’ami Phil Jeudy pour initier les petits frenchies aux parfums entêtants de la Valley et arpenter les collines de la Bay.
J’ai décidé, n’écoutant que mon grand coeur, de livrer ici mon carnet de voyage et mes impressions de ce séjour à San Francisco, dont je caressais le rêve depuis fort longtemps.
Avant toute chose, voici le programme de la semaine pour que vous vous repériez un peu dans les tribulations
Pour démarrer le programme des réjouissances, nous avons commencé par une rencontre à Oakland avec un vieux briscard de la Valley, Luc Julia, un frenchie installé ici depuis 1993, qui après avoir été chercheur au mythique S.R.I (Stanford Reserach Institute) a développé un incubateur et une poignée de successful start-up dans le domaine des interactions homme-machine. Luc est aujourd’hui le patron d’Orb.
Ce personnage haut en couleur mi Professeur Tournesol mi Capitaine Haddock qui parle abondamment de toutes les vicissitudes auxquelles il menace d’exposer ses bijoux de familles, nous à décrypté les turpitudes des VC après nous avoir vanté les mérites de l’écosystème de la Valley. En deux mots, voici ses conseils pour la route pour réussir sa start-up :
- Avoir de solides fondations techno, qui apportent une réelle innovation
- Protégées ses technos par des brevets
- Attention méchants VC : il vaut mieux avoir déjà des sources de revenus pour ne pas se mettre dans les mains des VC. Et il faut choisir les VC avec discernement, il y a beaucoup de margoulins…
- Ne pas prendre des petites sommes car le risque de se faire diluer est trop grand. Il faut taper gros tout de suite, moins d’1 million de $ ça ne veut rien dire. Ce qui est normal c’est entre 3 et 5 million $.
- Ne jamais laissé plus de 20% de ses parts : tu te retrouves avec vite plus rien…
Armés de ces solides recommandationss (un geek averti en vaut deux) nous voici parés pour la suite, et en route à bord de notre splendide van Toyota pour Mountain View, le petit paradis de Google.
Là nous faisons la connaissance d’un dou géant, Raj Singh expert du mobile, qui bosse dans une start-up qui développe un browser pour mobile : SkyFire. L’ambition de skyfire restitué l’expérience de la navigation PC sur mobile, rien que ça ! Pour le moment le navigateur existe pour Nokia et sera bientôt lancé sur Android.
Après un excellent déjeuner en compagnie de Raj dans un « all you can eat indian restaurant », nous voici de nouveau sur la route direction San José et le campus de Pay Pal.
Là nous mettons à profit quelques minutes de break sous le soleil californien pour nous livrer à une délirante séance de photos avec la troupe de GEEK autour du logo eBay.
Nous sommes reçu par le délicieux Stéphane Kasriel avec qui nous avons une discussion très riche sur les solutions de paiement et le mobile.
En synthèse ce qui ressort de notre discussion c’est que le paiment sur mobile pose deux grands problèmes :
- l’expérience utilisateur : hors de question de faire renseigner des formulaires interminables sur un terminal mobile ;
- comment gérér les coûts de transaction sur les micropaiements en étant ni dissuasif ni déficitaire
Bon malheureusement on était un peu pris par le temps et on a pas pu les résoudre
Et hop tels là Scoobidoo team, nous voici à nouveau à bord de notre van pour filer à Moutain View sur le mythique campus de Google. Je vous passe l’inénarrable séance de photos et l’intervention de la Google Police pour calmer les français en goguette sur les pelouses.. vous verrez les photos, beaucoup mieux qu’un long discours !
Séquence groupe de discussion avec le monsieur de chez Google qui nous demande en préambule en quoi puis-je vous aider pour améliorer le service que Google vous rend ? Bref un peu trop corporate à mon goût… je m’éclipse discrètement via le précieux wifi GoogleGuest vers d’autres cieux
Stay tuned pour la suite de nos fabuleuses geek adventures !
It’s not about Digital, Stupid !
12/03/10
Un très joli pamphlet qui résume bien les enjeux (et ma pensée) en matière de fracture digitale et d’évolution des Services Publiques.
Via : Only Dead Fish
Darth Google… reaching the dark side of the force !
10/03/10
Depuis le temps que je me tue à dire que des gens qui ont comme mentra « Don’t be evil » ne peuvent pas être blanc blanc… Cette vidéo en fait une excellente démonstration !
THE BEAST FILE: GOOGLE from Hungry Beast on Vimeo.
J’aime bien aussi cette image
Via GigaOm
Allez Steve encore un petit effort…
10/03/10
… et t’auras la peau de l’ami Gates !
A moins d’un miracle sans précédent (aka un lancement de produit époustouflifiant tirant la croissance du titre) la question n’est plus est-ce que mais quand la capitalisation d’Apple dépassera celle de PetitMou.
Source : Business Insider
TGIF… Sur le vif
5/03/10
Je vous livre un petit exercice d’écriture automatique matiné d’introspection acide écrit à l’occasion d’un échange de SMS avec Le Mitron…
- Le Mitron « Ca veut dire koué TGIF ? »
- La Patronne : « Thank God It’s Friday ! »
- Le Mitron : « Yééé (…) Et maintenant soirée binouses à M… avec un pote tarmo. Elle est pas belle la vie ? (Et les sms de 4863 caractères, ils sont pas beaux ? Bonne soirée.. »
- La Patronne : « Moi je bosse 15H tous les jours et je suis dead. Et comme je suis vieille et chargée de famille je sors pas, ma vie est terne, je me couche à 21H30 après avoir bu une tisane bio… et puis j’ai pas d’amis et je me fais chier les week-end… heureusement il y a une spéciale « Les Chiffres et les Lettres » puis ensuite « Question pour un Champion » et entre les 2 les pubs pour les conventions obsèques.. d’ailleurs ça me fait penser qu’à mon âge il faudrait que je m’en préoccupe et aussi que j’achète une baignoire à portière Micheline Dax… tu vois c’est ce que je disais… TGIF »
Et donc à la suggestion du Mitron je le publie ici, et rendons grâce c’est vendredi !
Moi je fais ce qui me plait
5/03/10
Enfin j’essaye
Mon programme est très bien (mais alors très très bien, là admirez la beauté conceptuelle de ce diagramme madame) défini ici : 
Merci qui ? Merci what consume me
Vive la grève ! Les Agences Belges inventent le Virtual Strike
11/02/10
Couillues ! Les agences de pub belges sont sacrément couillues je trouve… sans parler du fait qu’elles sont aussi très créatives et web a savvy sur ce coup là.
Pourquoi ? Parce qu’elles font la grève du site pour manifester contre les pratiques des annonceurs qui organisent des pitch à plus de 10 agences et en respectent plus les principes de la charte ACC.
Et comment ça se passe un débrayage de site ? C’est tout simple : vous naviguez du site d’une agence à l’autre pour lire leur manifeste et découvrir leurs revendications.
Pour lire la suite, c‘est par ici !
Moi je dis que les agences françaises devraient en prendre de la grève, c’est vrai quoi, non mais sans blageuuu.
L’age de l’information en chiffres.. ca me donne le tournis
10/02/10
Une vidéo impressionnante, sur les temps que nous vivons… à méditer.
















